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La mobilité de la couleur et son stationnement, 2000-2007
Plus de 200 diapositives 24x36mm.
More than 200 slide 24x36mm.
Théorie de la mobilité
de la couleur et son stationnement :
Ce titre nous informe sur les deux sujets
de chaque photographie: un objet mobile (moyen de locomotion) coloré
et son stationnement c'est à dire l'endroit où le véhicule
(de la couleur) s'arrête, lieu qui porte lui aussi ses propres couleurs.
Ce qui m'intéresse c'est l'interactivité qui existe entre
ces deux sujets, le moment où les deux sujets portent les mêmes
couleurs. Je pense que ces rencontres ne sont pas fortuites. D'une façon
générale j'ai le pressentiment de prendre en photo le moyen
de locomotion lorsqu'il est à sa place, lorsqu'il est rangé.
Pour rationaliser une grande partie des photographies, il suffit de voir
qu'un homme qui aime le bleu a des portes de garage bleues et a acheté
une voiture bleue de même que le pêcheur qui aime le bleu
a peint son bateau en bleu et comme il lui restait un peu de peinture
en a profiter pour peindre son portail du même bleu.
Dans d'autres circonstances, une entreprise va coller les couleurs de
son enseigne sur ses camions. Cependant, on peut remarquer que différentes
entreprises utilisent des couleurs identiques: Un camion Mc Donals prendra
plus facilement son essence chez Shell que chez Total! Pour rendre compte
de ces informations, mon travail se doit d'être précis (les
couleurs doivent être exactement pareilles). Puis c'est par la multiplication
des exemples que j'essaye de montrer que ce phénomène ne
peut être une accumulation de coïncidences mais est issue d'une
règle qui reste à définir. Les couleurs ont l'air
innocentes, leurs rencontres avec un élément alentour semble
être dû au hasard, et le phénomène surprenant
qui les rassemble paraît inexplicable, alors des interrogations
se posent.
Pour le cadrage de chaque prise de vue, je fais confiance à la
position du véhicule par rapport au reste afin que les deux ou
plusieurs porteurs de la même couleur soient réunis sur la
même image. Quelques fantaisies sont volontairement incrustées
dans la série pour prévenir de l'agacement et de l'ampleur
que prend cette recherche sur ma façon de regarder. En effet, cette
prise en considération de la couleur finit par déformer
le regard et rend insupportable le fait de voir une voiture orange garée
à plus de trois mètres d'un portail subissant une première
couche d'antirouille!
The Mobility of
Colour and its Stopping :
This title informs us about the
two objects of each photograph: one colourful mobile object ( means of
transport) and its positioning, this is to say the place where the vehicle
stops is a place which bears its own colour also. I'm interested in the
reciprocal action between these two objects, in the time when the two
objects carry the same colour. I think that these encounters are not fortuitous.
In general, every time, I have the presentiment of taking a photo when
a vehicle is in its right place.
To grasp an essantial part of the photos, one has just to observe that
a man who loves blue has a blue garage door and has bought a blue car.
Also, a fisherman who likes blue has painted his boat blue and because
there is some blue paint left, he has painted his gate with the same blue.
In another case, a company will stick the colour of its logo on its trucks.Meanwhile
we can notice that different companies use the same colour for their respective
logos. A McDonald's truck is more likely to take petrol at a Shell station
than in an Esso service station!
To witness this information, my work has to be very precise ( the colour
must be exactly the same). Then by the multiplication of examples, I try
to show that this phenomenon is the outcome of a rule.
The colours look innocent, their encouter with an element in their proximity
seems to be by chance and the astonishing phenomenon bringing them together
appears inexplicable. Thus exiting our curiosity! For the framing of each
shot, I always trust the position of the vehicle in order to associate
its colour to the colours of the other object(s).
Some eccentric discrepencies are voluntarily imbedded in the series to
prevent us from the irritation and the crowdedness provoked by this research
on my vision.
Indeed, considering colour as a phenomenon in its own right ends up deforming
our view and makes unbearable the fact of seeing an orange car parked
more than four metres from a gate having only been covered with a first
coat of rust preventive paint! |